[FESTIVOIX] Compte rendu de David – 27 juin 2019

Ayrad – Voix Libres – Parc Niverville – Scène Rythme FM – 17 h 

Lors de ce spectacle, plus d’une cinquantaine de personnes ont bravé la menace de pluie/orage intense. Au-delà de cette fin abrupte, la foule a démontré tout au long du spectacle son appréciation de la prestation : ovation debout, sifflets approbateurs, jambes qui tapent, applaudissements nourris, etc. 

Il faut dire que les membres du groupe n’ont aucunement été avares en énergie et semblaient ressentir beaucoup, beaucoup de plaisir sur scène. Un plaisir énormément communicatif. Notons également la folle versatilité démontrée par les musiciens et par la musicienne. Cette dernière, Annick Beauvais, joue du hautbois, de la basse et de la percussion. Cette facilité de passer, à l’intérieur même d’une chanson, d’un instrument à l’autre est également à noter de la part de Hamza Abouabdelmajid (chant principal, guitare et percussion) et de Kattam Laraki-Côté, percussionniste principal du groupe (kraqeb, caisse, darbouka, etc.). Le percussionniste n’hésite pas à utiliser deux caisses à la fois, l’une qu’il frappe en sautant dessus avec ses pieds et l’autre qu’il tape avec ses mains.

Parmi les chansons à noter : Ya Niba, deuxième pièce présentée lors du spectacle, va marquer la capacité du groupe à faire harmonieusement cohabiter, musicalement, plusieurs pays et époques à la fois. Avec cette chanson, le violon d’Anit Ghosh apporte un aspect autant trad qu’oriental au sein d’une mélodie plutôt rock’n’roll. De son côté, N’Zour représente sans doute ce qu’aurait été une chanson parfaite née d’une collaboration entre La Bottine souriante et Les Colocs, par l’incorporation de la musique folklorique et reggae. Houmti, un hommage à la mère d’Hamza, met de l’avant les instruments acoustiques tout en apportant un aspect subtilement rétro grâce à la batterie de Sylvain Plante et la basse de Gabriel Brochu-Lajoie. 

Seul bémol durant le spectacle : entre N’Zour et Naël, il y a eu un espèce de temps mort plutôt surprenant. Malheureusement, cet intermède (entre 30 et 45 secondes) qui devait servir à changer d’instrument et à permettre à quelques-uns des membres de se consulter, a cassé le rythme du spectacle. Il m’a fallu environ deux minutes pour pouvoir revenir dans l’ambiance du spectacle. Mais une fois de retour, je n’ai aucunement boudé mon plaisir ! 

Outre l’énergie et le talent musical du groupe, le sens de l’humour à la fois « baveux » et complice du chanteur principal a semblé avoir conquis le public. Par exemple, avant de présenter le troisième rappel, il a demandé aux personnes présentes si elles souhaitaient entendre le groupe jusqu’à demain. « Oui ! », de s’exclamer la foule. « Ouais ouais, c’est ça », a lancé en boutade Hamza pour signifier qu’il n’allait pas rester plus longtemps sur scène. Mais en réalité, il semble qu’il aurait été heureux de rester sur scène plus longtemps… Tout comme les gens de la foule, qui ont finalement été chassés par la pluie torrentielle au cours de cette troisième et ultime chanson du rappel…

 

  • Ayrad : Hamza Abouabdelmajid Photo : Yoan Beaudet
  • Ayrad : Anit Ghosh Photo : Yoan Beaudet
  • Ayrad : Hamza Abouabdelmajid Photo : Yoan Beaudet

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