Lancement de l’album Émilie Clepper et la Grande Migration – Bar Le Détour, Grand Théâtre de Québec – 21 septembre 2018

C’est le vendredi 21 septembre que j’ai assisté au spectacle de lancement de l’album Émilie Clepper et la Grande Migration. Le lancement s’est fait au Bar Le Détour du Grand Théâtre de Québec où Émilie a interprété quelques morceaux avec ses musiciens. L’auteure-compositrice-interprète Émilie Clepper et l’auteure Sara Garneau, qui a écrit la majorité des textes, m’ont  généreusement accordé une entrevue.

MCP : Avec l’automne qui arrive, les outardes qui partent dans le Sud, c’est vraiment le moment parfait pour lancer un album intitulé Émilie Clepper et la Grande Migration! Est-ce que c’était planifié comme ça au départ où ce n’est qu’une coïncidence que le lancement concorde avec ce temps-ci de l’année?

EC & SG : (Elles se regardent, sourient et ont un petit rire): Non, ce n’était pas prévu.

Et comment vous sentez-vous maintenant que vous avez atteint votre destination et que vous avez migré?

EC : « Je suis très heureuse d’être ici ce soir puisque je suis dans ma ville natale. Donc, faire le lancement de mon premier disque en français ici ce soir est très spécial et important pour moi, ça veut dire beaucoup. Ma mère est québécoise et mon père est texan. J’ai donc toujours eu une dualité en moi, autant au nouveau de la langue que de l’identité. Jusqu’à maintenant, j’avais fait en anglais des albums folk americana et country et j’ai toujours voulu faire un album en français. C’est donc une belle réalisation pour moi.

Parlez-nous de la signification du titre de cet album. La Grande Migration, c’est quoi pour vous?

EC : « C’est la migration de la langue de Shakespeare vers la langue de Molière. C’est le fait d’aller vers un autre genre musical avec cet album. Les styles musicaux ont toujours cohabité chez moi, il y a donc cette dualité-là aussi. Sur cet album, avec Benoit [Benoît Pinette alias Tire le Coyote] à la réalisation, je suis allée dans un autre style, un univers complètement différent de ce que j’avais fait avant. On est sortis de notre zone de confort. C’est vraiment une belle expérience comme artiste. »

La chanson Désert blanc est inspirée du Texas, le désert de Chihuaha plus précisément, mais aussi du désert blanc québécois : l’hiver (Émilie et Sara échangent regards et rires complices). Et dans cette pièce aussi le thème de la dualité revient parce qu’on trouvait cela intéressant de faire un parallèle entre le blanc et le silence. C’est tout ça La Grande Migration! C’est la migration d’une culture vers une autre. C’est la dichotomie qui est créée par le biculturalisme. »

MCP : On sent bien l’idée de voyage, de mouvance, de temps qui passe, de transformation, de distance et de vulnérabilité dans vos albums à travers les titres des pièces et les thèmes abordés. Je pense par exemple à Take to the Road, Lake Geneva et Crossroads.

EC : « Oui, le voyage et les oiseaux sont des thèmes, des symboles qui reviennent souvent dans mes chansons. On n’a qu’à penser aux pièces Fous de Bassan et Les oiseaux sur l’album La Grande Migration. »

MCP : C’est une belle démarche artistique que vous avez réalisée en collaborant avec Sara Garneau aux textes. Parlez-nous de cette expérience.

EC : « Sara et moi, nous sommes amies depuis la première année à l’école. Elle est comme une sœur pour moi. On se connaît donc très bien et travailler ensemble à l’écriture des textes a été facile. On connaît les états d’âme de l’autre et on se comprend. Je tiens d’ailleurs à souligner le travail exceptionnel de Sara qui réussit toujours si bien à mettre des mots sur ce que je ressens et sur ce que je veux exprimer. C’est une auteure extraordinaire! »

Comment se passe la création d’une chanson? Est-ce que vous composez d’abord et trouvez des paroles ensuite? Est-ce différent selon les chansons? Comment procédez-vous?

EC & SG : « Souvent, j’ai une idée, je la partage avec Sara et elle compose autour de ça. Elle fait vraiment un travail minutieux, elle peaufine et retravaille toujours ce qu’elle écrit. Moi je suis plus du genre à donner des idées brutes. Ce qu’elle réussit à faire [donne] le produit final [qui] m’impressionne toujours et me ressemble. On a une très belle complicité, donc ça aide beaucoup. La seule chanson qu’on ait traitée différemment c’est Les grands vents qui est inspirée d’un poème. C’est d’ailleurs cette chanson-là qui est à l’origine de l’album en français. Tout est parti de là. »

MCP : L’expérience de collaborer avec d’autres artistes a donc été très positive et enrichissante. Avez-vous l’intention de répéter cette expérience sur un prochain album?

EC & SG : « Oui, ça a été très plaisant de travailler ensemble. [Moi et Sara Garneau] on a déjà des idées pour des nouvelles chansons, mais on a encore peine à croire tout ce qui se passe. On n’imaginait pas qu’on se rendrait là un jour. Donc, on savoure le moment. »

MCP : Merci beaucoup à toutes les deux de nous avoir accordé cette entrevue. Bon succès avec ce nouvel album et la tournée!

EC & SG : « Merci beaucoup! »

Pendant les six prochains mois, Émilie Clepper visitera plusieurs villes du Québec dans le cadre de la tournée de son album Émilie Clepper et la Grande Migration. Le premier spectacle de cette tournée se tiendra le 18 octobre au Théâtre Petit Champlain ici même à Québec.


Concerts à venir

18 oct.            Théâtre Petit Champlain / Québec

9 nov.             Cabaret La Basoche / Gatineau

30 nov.          Salle du Moulinet / Terrebonne

13 déc.            La Chasse-Galerie / Lavaltrie

14 déc.            Côté cour / Jonquière

29 janv.         Le Palace /Granby

14 mars         La Tulipe / Montréal

19 avr.            La Petite Église / Saint-Eustache

Voici des photos de Yoan Beaudet :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :