L’aventure Widewood – Festival de la solidarité musicale – Shawinigan – 3-4 août 2018

En roulant sur la 153 vers Hérouxville, on voit apparaître un grand carton où il est inscrit « Festival ». En tournant pour accéder au site, nous passons dans une arche de bois identifiée au nom de Festival. Le Widewood, ton accueil me fait déjà tripper! J’ai l’impression d’entrer dans une terre secrète. Au fond du chemin s’ouvre un terrain parsemé de tentes, d’abris Tempo et de gens survoltés, enjoués, le tout accompagné par le doux son d’un spectacle de musique live.  

Vendredi 3 août – Un accueil inclusif et festif

L’expérience est toujours incroyable lorsqu’on décide de s’investir. Faire les choses autrement, à la manière d’une grande famille, c’est un peu le sentiment que j’ai eu lors de mes deux soirées au Widewood, le festival de la solidarité musicale. Baptisée « Chandeleur » à mon arrivée (si vous voulez savoir ce que ça veut dire, consultez Google!), j’étais prête à profiter des installations et de la musique variée qui m’était offerte!

J’ai commencé par assister à la prestation de Greg Alone sur la scène Razibus. On reconnaît l’essence punk de Grégoire Brière, mais en version acoustique. Il a fait paraître un premier album solo en 2013, Rendez-vous, vous êtes cernés, après avoir été chanteur dans deux groupes punk. Depuis, il a également deux simples disponibles sur son Bandcamp, Je ne sais pas danser et Perdre le fil, qui datent de 2017. Je décèle dans ses paroles un exutoire, car sa musique a quelque chose de libérateur. Il parle de ce qui le fâche, ce qui le rend triste, ce qui le dérange. Bref, ça semble défouler de pouvoir chanter du Greg Alone.

Par la suite, je me suis dirigée de l’autre côté du terrain, devant la scène Roger, où se produisait la Fanfare Jarry, collectif montréalais qui s’inspire des fanfares de l’Europe de l’Est. La formation marie les bois, les cuivres et les percussions de manière à reproduire des pièces traditionnelles du répertoire des Balkans. Charles Duquette, le fondateur et percussionniste du groupe, a également composé quelques pièces.

Ma première soirée en a été une de découverte du site et d’apprivoisement. On pouvait y boire de la Quetzal Kombucha, de la bière du Trou du diable, de la Microbrasserie À la Fût, de Broadway Microbrasserie, de Microbrasserie les Grands Bois. Le classique Citron et Tutu quant à lui s’occupait de la bouffe! J’ai également constaté que l’ambiance y était vraiment familiale. Parents et enfants dansaient ensemble, et tout le monde échangeait, même s’ils ne se connaissaient pas nécessairement. La présence de Marcias Portelance, maître de cérémonie de l’événement, ajoutait également à l’ambiance. Tout cela était accompagné du classique couronnement du Roi de la moustache, qui se déroule le samedi et qui entrecoupe les prestations.

Samedi 4 août – Variété et humidité

Je suis arrivée à temps pour le spectacle du Monteiro Super Project, groupe de Trois-Rivières qui se spécialise en jazz-funk, et qui a notamment participé aux éditions 2017 et 2018 des Mardis de la relève au Gambrinus. Ça groovait bien et Éliane et Antoine Monteiro ont su montrer l’étendue de leur répertoire vocal et musical. Une belle introduction pour ma deuxième soirée widewoodienne.

Ensuite, c’est le pétillant duo féminin Oupelaï qui a pris place sur la scène Razibus pour nous offrir ses compositions majoritairement francophones (sauf deux petites exceptions) bien ancrées dans leur vécu personnel. On sent l’inspiration des bars montréalais et des applications de rencontres, et elles le livrent d’une manière charmante et remplie de bonne humeur. Un duo feel good.

La moustache à l’honneur

Qui de mieux que le fabuleux Gab Paquet pour jouer dans un festival où la moustache est à l’honneur? Personne, évidemment! Le populaire chanteur de charme a interprété la majorité des pièces de son EP Casio, pad et moustaches, sorti à l’occasion du Movember en 2015. Une horde d’admirateurs était présente pour le spectacle, et j’ai même aperçu quelqu’un qui arborait la célèbre coupe Longueuil (ou le pad) qui a rendu célèbre Gab Paquet. En formule duo pour l’occasion, en compagnie de la fabuleuse bassiste Claudia Gagné, l’artiste nous a offert les meilleurs succès de Santa Barbara, de Sélection continentale et de Casio, pad et moustaches. La population widewoodienne dansait et chantait les refrains accrocheurs et rassembleurs du crooner québécois.

J’ai quitté le site à la fin de la soirée en me laissant porter par le rythme de Clay and Friends, que j’aurais aimé savourer plus longtemps, mais il y avait du retard dans les prestations et à 1 h du matin, la route a été longue. Vous pouvez lire le résumé d’Olivier Lessard qui les a vus lorsqu’ils étaient de passage au FestiVoix!

Selon moi, le Widewood, festival de la solidarité musicale, est un joyau caché de la Mauricie. Ils en font la promotion dans leur cercle, mais ça reste assez underground, ce qui ne déplait certainement pas aux habitués qui voient cela comme un rassemblement familial annuel. La vibe très hippie pourrait rappeler la genèse d’un Woodstock. Je te dis sans doute à l’an prochain, mon ami Widewood!

Merci à Carl Salvail pour les photos du Festival! En voici un aperçu :

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