[FESTIVOIX] Compte rendu d’Alicia – 8 juillet 2018

Crédit photo : Jean-François Desputeaux

Les Découvertes culturelles – Voix libres – Scène Rythme FM – 18h

Au timbre de 18h sonnaient déjà les dernières performances sur la scène des Voix libres de l’édition 2018 du FestiVoix. Pour l’occasion, les deux lauréats du concours Les Découvertes culturelles, organisé par la Direction de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de la ville de Trois-Rivières, ont pris d’assaut la scène, accompagnés de leurs univers qui leur sont bien propres. Dans mon cas, la surprise et l’étonnement furent au rendez-vous.

Anne-Sophie côté

Crédit photo : Jean-François Desputeaux
Anne-Sophie Côté photo : Jean-François Desputeaux

L’auteure-compositrice-interprète Anne-Sophie Côté a eu la difficile tâche de casser la glace de cette soirée découverte. Malgré la nervosité apparente, elle a très bien su s’approprier la scène, seule, à la guitare et au piano. Nous ouvrant la porte de son répertoire, elle a d’abord entonné la pièce Fou d’Andréanne A. Malette, un choix judicieux qui lui collait très bien. C’est ensuite au piano qu’elle a offert deux chansons qu’elle a écrites et composées. Sa voix, toute en finesse et en modulations, m’a relevé quelques frissons. Sa façon de jouer avec les variétés de son répertoire vocal me rappelait quelques artistes country comme Carry Underwood. Ses textes, en anglais et en français, étaient accrocheurs, bien que la langue anglophone semble lui convenir davantage. Je respecte beaucoup l’effort d’avoir expérimenté dans les deux langues. À mon grand étonnement, j’ai été surprise d’entendre une chanson ayant marqué mon adolescence avec une reprise de Misery Business de Paramore, exécutée avec brio! Somme toute, Anne-Sophie Côté est dotée de beaucoup de talent et d’une force tranquille qui pourrait la mener loin.

Sépia 

Crédit photo : Jean-François Desputeaux
Sépia photo : Jean-François Desputeaux

Aussitôt le piano et la guitare acoustique sortis de scène, le groupe Sépia s’emparait de celle-ci avec son look de trio jazz vintage : complet noir et noeud papillon rouge. Composé d’Antoine Grimard à la basse, d’Alexis Gonthier à la batterie et de Raphaël Pépin-Tanguay à la voix et la guitare électrique, cette jeune formation n’a pas fini d’impressionner les foules où elle passe. Remodelant judicieusement des chansons francophones connues, pour la majorité, en pièces blues jazz rétro, c’est un bijou de réussite à chaque fois. Notons entre autres les pièces Rien à faire de Marie-Pierre Arthur, J’aime ta grand-mère des Trois Accords, C’est tout oublié de Philippe Brach, La folie en quatre de Daniel Bélanger  ainsi que Les copains d’abord de Georges Brassens. Ces pièces furent la proie de ces artistes avides de réinventer tout ce qu’ils touchent. Fait intéressant et d’autant plus surprenant de leur performance, les garçons ont entre 15 et 17 ans et font à eux seuls tous les arrangements de leurs pièces. Pour clore cette performance haute en couleur, nous avons eu droit à une reprise a capella saisissante du vieux succès Sh-Boom du groupe The Chords. Sympathiquement à la recherche de leur note d’harmonie avant cette dernière pièce, ils ont su tout au long de leur courte performance s’adapter au public et faire preuve de beaucoup de charisme pour séduire l’assistance.

Tour de chapeau pour ces lauréats 2018 des Découvertes culturelles.

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