[FESTIVOIX] Compte rendu de Marianne – 30 juin 2018

Crédit photo : Jean-François Desputeaux

Les Frères Lemay – Voix Acoustiques – Scène Trou du diable – 17 h

Crédit photo : Jean-François Desputeaux
Les Frères Lemay photo : Jean-François Desputeaux

La toute nouvelle scène Le Trou du diable du FestiVoix nous dévoile des artistes qui s’arriment à merveille à son ambiance intime et conviviale. Situé aux côtés de la vieille prison de Trois-Rivières, ce lieu historique ajoute un cachet supplémentaire aux spectacles présentés. C’est d’ailleurs avec un grand plaisir que j’ai découvert cette scène avec un groupe de la région, Les Frères Lemay. Tous chantaient et dansaient sur les rythmes du groupe mauricien qui était connu par la foule présente.

Bien qu’ils se définissent comme un groupe de musique traditionnelle, le quatuor se laisse influencer par bien plus qu’un style de musique. Ils ajoutent une touche de créativité à ce style de musique qui est bien souvent ancrée dans ses traditions. Que ce soit par des histoires du quotidien, leurs voyages ou des artistes qui les ont marqués, ces touches personnalisées permettent un métissage entre tradition et modernité. C’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait avec une reprise de la pièce d’Angèle Arsenault Évangéline Acadian Queen.

Rafael Zaldivar – Voix Jazz –  Espace Côté Jardin Metro – 17 h 45

Crédit photo : Jean-François Desputeaux
Rafael Zaldivar photo : Jean-François Desputeaux

Lors d’un séjour au FestiVoix, il est intéressant de s’arrêter à la scène des Voix Jazz à l’Espace Côté Jardin Metro lors des heures de repas. Non seulement peut-on relaxer et boire un verre, mais on peut aussi s’installer pour manger un bon repas. Avant que les spectacles des Voix Multiples et des Voix Populaires ne soient projetés sur des écrans, un spectacle est offert gratuitement aux festivaliers.

En ce samedi de canicule, nous avions l’impression d’avoir été transportés en Amérique du Sud avec la performance jazz de Rafael Zaldivar et ses musiciens. Originaire de Cuba, il nous a offert un hommage au groupe de la même origine : le Buena Vista Social Club. Siégeant au piano, Rafael était assisté d’une basse, mais aussi d’une voix féminine très technique et de congas, qui venaient ajouter une touche latine à ses interprétations de piano jazz. Lors des solos de piano de Rafael, on pouvait percevoir qu’il s’emportait dans l’improvisation de ses notes par une manipulation rapide des touches du piano. Par moments, il laissait même croire qu’il se refermait dans son univers musical, mais il revenait souriant au rythme de ses musiciens.

L’effet était parfait. Qui n’aimerait pas entendre une reprise jazzée de Guantanamera en dégustant un verre de rosé en pleine canicule ?

 

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