Le toupet mouillé ! – Patrice Michaud – La Taverne de Saint-Casimir – 1er juin 2018

Le 1er juin, Patrice Michaud nous a fait vivre une expérience qui n’a jamais eu lieu avant et qui ne se reproduira jamais non plus ! À la grande salle de La Taverne de Saint-Casimir, on a été ses cobayes pour ses spectacles d’été à venir. Ça a donné lieu à beaucoup de fous rires, à des essais et à de l’improvisation.

Quoi de mieux pour commencer son spectacle que LA chanson de l’année 2017 ? Eh oui, c’est Kamikaze qui a ouvert cette soirée devant un public heureux de pouvoir voir cet artiste pour la première fois à Saint-Casimir. Saviez-vous que Patrice a déjà failli s’y établir ?

« Il y a peu de places au Québec où je peux dire ça, et que ça soit vrai, mais j’ai déjà visité une maison à Saint-Casimir ! », nous a-t-il dit fièrement.

Tout au long de la soirée, on a eu l’impression d’en apprendre un peu plus sur lui et sur sa vie. Il nous a raconté l’histoire de son premier slow à l’âge de 12 ans avec la sublime Julie Pelletier ; il nous a parlé de son enfance et de l’influence que son grand-père Bertrand a eue sur lui et il a aussi brièvement mentionné son fils qui adore le soccer. Bref, Patrice est devenu l’ami de tout le monde le temps d’une soirée ; comme si on était tous assis autour d’un feu avec des vieux chums.

Vers la moitié du spectacle, ses musiciens et lui ont enfilé des lunettes de soleil noires et une veste à paillettes. Les Majestiques était écrit à l’arrière de leur veste. Ils se sont ainsi transformés en un groupe des années 60.

Il apparaissait évident que Patrice s’était bien pratiqué à danser et pas juste bouger les pieds de gauche à droite. Non non ! On avait droit à la vraie danse festive comprenant déhanchements et mouvements sollicitant tout le corps. D’ailleurs, même s’il n’avait pas fait 30 degrés dans la place, Patrice aurait probablement quand même eu le toupet mouillé tellement il se donnait sur scène.

Il a interprété, entre autres, ses chansons Cherry Blossom, Éloïse, M’espères-tu ?, Apocalypse Wow, Je cours après Marie et Julie revient. Julie s’en va, qui a d’ailleurs fait danser tout le monde, le public oubliant pour un instant la chaleur intense qui emplissait la pièce et pesait sur nos corps. Pour terminer le spectacle, et avant le rappel, il a fait Mécaniques générales sur laquelle tout le monde a chanté.

Comme sa chanson La saison des pluies a connu un énorme succès récemment grâce au vidéoclip magnifiquement beau et triste, je me doutais qu’il la ferait en spectacle. C’était très audacieux de la faire en début de rappel, mais c’était magique. Il était là, seul avec sa guitare, des centaines d’yeux rivés sur lui racontant la maladie et la mort dans une poésie crue et douce à la fois. Sans que je puisse les retenir, des larmes coulent sur mon visage. Quel beau moment de tendresse ! Puis, les sept musiciens sont revenus avec lui sur scène pour finir le spectacle comme Patrice l’avait commencé : dans un esprit festif.

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