Le classic rock à l’honneur au Nord-Ouest Café – The Damn Truth + (Perséide) – Nord-Ouest Café – 4 mai 2018

crédit photo: Jean-François Desputeaux

Vendredi dernier, nous avons eu la chance de faire un retour musical à la fin des années 1960 et au début des années 1970 avec une prestation de The Damn Truth, qui était précédée par celle de Perséide. La soirée devait nécessairement se terminer par de l’acouphène.

La formation trifluvienne Perséide est venue présenter son premier LP Rites Païenslancé ce printemps. Le groupe a commencé par une lente progression musicale où le son des instruments et l’intensité des musiciens s’accentuaient jusqu’à l’introduction de la pièce Rester Dehors, première pièce de l’album. Ce qui est très accrocheur chez Perséide, c’est l’équilibre entre des passages instrumentaux psychédéliques et des sections vocales où la structure musicale devient plus classique et où l’on reconnait l’influence des groupes des sixties. Avec la savante utilisation de phaser, de flanger, d’echo et de guitare 12 cordes, le groupe réussit bien à nous faire décoller dans cet univers psychédélique qu’incarne Rites Païens.

À l’arrivée de The Damn Truth, le retour au rock des années 1960-1970 était donc déjà bien entamé. Revenu d’une tournée de trois mois à travers les États-Unis, le groupe montréalais est entré sur scène avec White Rabbit de Jefferson Airplane, allumant un bâton d’encens pendant la prestation. Le groupe n’a par contre pas perdu de temps pour mettre le feu à la scène du Nord-Ouest Café avec White Lies, première pièce de leur plus récent album Devilish Folk, paru en 2016. L’énergie de ce groupe est phénoménale et, surtout, constante. Du début à la fin, The Damn Truth a gardé la même intensité et l’a transmise à la foule qui a chanté avec Lee-La Baum, chanteuse du groupe, sur Kinda Awkward, The Match et Wouldn’t Be Lying. Cependant, c’est avec Heart Is Cold, pièce comptant plus de 100 000 visionnements sur Youtube, que l’énergie a atteint son comble.

Son de guitare gras, bottes à talons, riffs pesants, cuir et symbole spirituel oriental, il n’y a pas de doute, The Damn Truth est grandement influencé par le classic rock. Emblème de ce style, PY Letellier utilisait une basse Rickenbacker 4001, instrument mythique popularisé par des artistes comme Lemmy Kilmister, Paul McCartney et Roger Waters. À sa manière, il mélange ce classic rock avec une énergie très punk et teinte parfois ses riffs de blues. L’énergie punk se fait d’ailleurs sentir par un système d’éclairage personnalisé, que le groupe traine en tournée, et par les mouvements sur scène des musiciens, plus particulièrement ceux de Tom Shemer, qui est allé se percher à plusieurs reprises sur le bassdrum de Dave Traina.

Bref, ce groupe est à découvrir et saura plaire aux amateurs de rock, de blues, de punk et à la limite de métal pour certaines chansons!

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