Un p’tit bout de l’histoire de l’EP d’Olivier Lessard – Entrevue

En s’établissant temporairement dans plusieurs régions du Québec et en bougeant beaucoup, Olivier Lessard a eu la chance de faire des rencontres marquantes. Plusieurs personnes ont teinté son cheminement, et à l’aube du lancement de son album, En attendant les normales de saison, il est fier du chemin parcouru, dans tous les sens du terme.

C’est aux abords de Sherbrooke, dans la municipalité de Cookshire Eaton, qu’Olivier et Marcus Quirion ont procédé à l’enregistrement des cinq pièces qui composent l’album, qui sera officiellement lancé demain au Quai des Brumes de Montréal à 21 h.

J’ai eu la chance de jaser de ça et d’autres choses avec Olivier, qui se promène entre la Beauce, la Métropole et la Mauricie depuis un bout de temps.

« C’est justement un peu de ça dont parle l’album. Dans les dernières années, j’ai déménagé environ 12 fois. La route a beaucoup fait partie de ma vie, et ça teinte l’album, c’est certain. Ça parle beaucoup de l’environnement et de la dualité ville/campagne qui fait partie intégrante de moi ».

À ce qu’il me disait, l’album n’était pas tout à fait terminé lorsqu’il est entré en studio.

« Marcus était en train de mixer certaines pièces dans le studio et c’est là que l’inspiration pour terminer la chanson Bloc appartement est venue. Ça a un peu donné le ton de l’album, je trouve ».

 L’enregistrement s’est déroulé en décembre, et petit à petit, tout s’est mis en place pour la sortie du premier extrait au début du mois d’avril.

« Marcus et moi, on voulait se donner le temps de bien faire les choses pour la réalisation de l’album. L’enregistrement s’est fait en quatre jours, mais tout le reste a pris du temps. Je suis pas mal fier de ce que ça donne et du travail que l’on a fait ».

Il voulait également avoir un visuel intéressant pour la pochette de l’album et il a fait confiance à l’une de ses amies, Vicky Boulianne, qui a su capter l’essence de ses chansons.

« Ça représente un shack dans le bois, et quand j’ai vu le dessin je savais que ça évoquait bien l’ambiance de En attendant les normales de saison. Vicky a vraiment bien saisi ».

Comme je le mentionnais plus haut, son inspiration vient beaucoup de l’environnement dans lequel il se trouve, des rencontres qu’il a faites et des choses qu’il observe. Lorsqu’on écoute l’album, on comprend tout à fait de quoi il parle simplement avec la poésie imagée qu’il emploie. Il me disait également qu’il s’était efforcé d’élargir ses sujets un peu sur l’album.

« Je parle souvent de moi dans mes chansons, mais cette fois, j’ai voulu raconter des histoires qui ne partaient pas nécessairement d’histoires personnelles ».

C’est bien réussi, car la pièce Faubourg, le premier extrait justement, me semble beaucoup plus le récit de quelqu’un d’autre que de lui exactement. Je crois que lorsqu’on est doué pour raconter, ça vient naturellement, que l’on parle de soi ou pas. C’est un talent qu’Olivier démontre beaucoup dans ses chansons.

En Mauricie, on a connu la musique d’Olivier Lessard au concours UQTR en spectacle, auquel il a participé avec son groupe La montagne est blanche alors qu’il complétait un baccalauréat en loisir, culture et tourisme. Le groupe a été être couronné vainqueur de l’édition 2015. Olivier signait les paroles et la musique déjà à ce moment-là. Par la suite, il a participé à Ma première Place des Arts en 2016, puis a été admis à l’École nationale de la chanson de Granby. En 2018, il a participé une deuxième fois à Ma Première Place des Arts et aujourd’hui, il lance son album, après avoir fait paraître une démo de deux chansons en août 2017. Il avait enregistré cette démo à l’École nationale.

Si vous n’avez pas encore fait l’écoute de son album, il est encore disponible sur le blogue et sortira officiellement demain en écoute intégrale sur son bandcamp où seulement le premier extrait Faubourg est disponible pour le moment.

Je vous laisse avec l’explication qu’Olivier fait de son style musical, qui se trouve dans la description de son bandcamp :

« J’fais du folk de grand air, d’la musique du monde du pays, d’la poésie de fin d’shift qui parle de l’urgence de pas s’presser pis de la quête du bonheur dans une tempête de neige pas de pneus d’hiver ».

 Je vous rappelle également que son lancement a lieu demain à 21 h au Quai des Brumes à Montréal et il en fait un deuxième en Beauce, au Cégep de Beauce-Appalaches à Saint-Georges le 18 mai à 19 h 30.

Voici les photos d’Alex Deschênes prises lors de l’entrevue.

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