Dave Chose lance son premier album

Participant aux Francouvertes en 2017, Dave Chose lance aujourd’hui son premier album.

Pour ce premier opus signé chez Bonsound, il a collaboré avec plusieurs musiciens tels Benoît Bouchard (coréalisateur, mixage, prise de son), Nicolas Beaudoin (PONI), Jonathan Bigras (Galaxie et PONI), Julien Sagot (Karkwa), Dany Placard, Alex McMahon et Louis-Philippe Gingras. On peut donc dire qu’il était très bien entouré pour son premier projet solo.

D’entrée de jeu, on sent l’ironie et l’humour de Dave Chose qui nous propose comme introduction des sons d’orgue d’église, ce qui a probablement inspiré son titre : Notre-Dame du Perpétuel Secours. Par contre, on est loin de ce que nous offre le reste de l’album…

Celui-ci se caractérise par deux paradoxes qui s’harmonisent parfaitement. Le premier se situe entre la nonchalance et le rock de Dave Chose qui se marie à l’univers musical plus planant de ses collaborateurs. Dave Chose nous raconte des histoires banales de la vie d’adulte dans cette ambiance sonore complexe.

L’auteur-compositeur-interprète s’amuse avec ce paradoxe tout au long de l’album, lui donnant une ligne directrice. Effectivement, l’instrumentalisation est d’une grande importance par rapport à ce que les textes peuvent projeter. C’est un album qui nous amène ailleurs, qui nous enlève le poids des choses sérieuses et qui nous rend naïfs quelques instants. En tout cas, c’est l’effet que nous donnent les quatre premières pistes.

Au milieu de l’opus, la pièce Machine nous réveille parce que l’on reconnaît très bien le travail de percussion de Julien Sagot. Ainsi, le côté pesant de Dave Chose est rendu plus volatile. Cette pièce centrale effectue une transition entre le grunge de Pizza congelée et le rock de Peur de chauffer. C’est avec plaisir que ce côté volatile revient en fin d’album.

Durant Le grand départ, on entend des instruments à cordes et de lentes percussions qui amènent un aspect berçant. Par contre, cet effet est beaucoup plus présent dans la dernière chanson, Benson Gold. C’est la pièce la plus longue puisqu’elle nous laisse dans un moment instrumental où se mélangent certaines des particularités sonores de l’album. Elle se termine même sur une note d’orgue qui rappelle l’intro.

Bref, on peut décrire l’album comme de la simplicité qui se mixte à de la complexité. En effet, le côté nonchalant de Dave Chose contraste avec une orchestration marquée par un fort jeu de percussions et d’instruments à cordes. Les deux s’harmonisent toutefois parfaitement.

À ne pas manquer et bien sûr à écouter !

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