Un concert intime ! – Catherine Leduc – Salle Louis-Philippe-Poisson -12 avril 2018

Il est 20 h et c’est un groupe aux allures timides qui se présente sur scène, annonçant un concert intime pour famille, amis et autres curieux trifluviens venus assister au spectacle à la salle Louis-Philippe-Poisson. On est déjà charmés.

Accompagnée de quatre musiciens, Catherine Leduc commence en force avec la pièce Un bras de distance avec le soleil tirée de son plus récent album du même nom. Ça coule agréablement bien et l’ambiance planante s’installe peu à peu.

Elle enchaîne avec Good eye et on saisit alors toute la chimie et la complicité entre Catherine et Matthieu Beaumont, claviériste de sa tournée et ancien acolyte de Tricot Machine.

On a ensuite droit à quelques blagues et on découvre l’univers loufoque de l’artiste lorsqu’elle nous parle de ses longues recherches sur le dernier vendredi 13 (Vendredi saint) et qu’elle parle de ses gros chats, dont Houston, qui a sa propre chanson sur l’album Rookie, paru en 2014.

Le rythme reprend de plus belle avec Rien comme le froid, après quelques chansons plus tranquilles. On a droit à un batteur qui sait manier la baguette et ça fait du bien ! Le groupe poursuit avec Polatouche, que Catherine introduit en nous parlant de son frère, qui attrapait ces écureuils volants quand ils étaient petits tous les deux.

On se sent de la famille grâce à la précision de ses histoires et au regard qu’elle échange avec chaque personne présente dans la salle. La pièce envoûtante en émeut plusieurs par ses arrangements soignés et ses paroles à couper le souffle. Ça laisse un sentiment en suspens qui perdure lorsqu’elle entame La joie bruyante. Là encore, on se laisse surprendre par le verbe de l’artiste aux mille et un talents.

Le spectacle tire à sa fin et la foule en redemande, ce qui n’a rien d’étonnant. Catherine réapparaît donc seule, sous les encouragements de son Matthieu, pour interpréter une chanson qu’elle a composée à partir d’un texte d’Alfred de Musset, lors d’une résidence d’écriture avec Gilles Vigneault… rien de moins !

« Je me rends compte que je ne la pratique pas assez », nous lance Catherine. Malgré les accords timides et les quelques fausses notes – les premières de la soirée – on comprend rapidement à quel point cette expérience a pu la faire grandir et on se sent fiers que ce soit une artiste de chez nous.

On termine la trop courte soirée avec le couple aux multiples anecdotes, qui prend le temps de remercier l’assistance et on espère secrètement pouvoir entendre d’autres interprétations de la sorte prochainement.

-Texte de Audrey R. LeSieur (collaboration spéciale)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :