[FESTIVOIX] COMPTE RENDU DE DAVID – 7 JUILLET 2019

Jean-Michel Blais – Scène Hydro-Québec des Voix Multiples – 19 h

     Une foule de 3 000 personnes. C’est ce que le FestiVoix m’a avancé comme chiffre pour le spectacle de Jean-Michel Blais. On peut dire que c’est un gros nombre, puisque le concert était déjà amorcé et qu’il restait des gens qui attendaient en ligne pour entrer sur le site. 

     De son côté, le pianiste n’était pas du tout convaincu lorsque le FestiVoix lui a proposé d’offrir un concert en plein air lors d’un festival pouvant attirer beaucoup de monde. Habitué à donner des spectacles intérieurs plus intimistes, Blais a avoué appréhender le résultat. Sans doute que ses craintes ont été dissipées ! 

     Au début, j’ai trouvé que la scène était trop grosse pour pouvoir me sentir immergé dans l’univers musical riche et intimiste du pianiste-compositeur-arrangeur. Au fur et à mesure que le spectacle avançait, j’arrivais parfois à oublier le contexte et à me laisser porter. Il faut dire que l’ambiance sonore n’a pas aidé (les gens qui circulent, les bruits de sacs de friandises, les gens qui parlent, etc.). Toutefois, quand Blais a expliqué aimer enregistrer dans toutes sortes de conditions, laissant ainsi des surprises sonores, j’ai essayé dans ma tête d’intégrer l’ambiance sonore à la musique. Ce n’était pas une mauvaise idée finalement… 

     Le musicien, qui a étudié au Conservatoire de Trois-Rivières, semblait plutôt agréablement surpris et ému de l’accueil du public. Ce qui ne l’a pas empêché de prendre le temps de blaguer avec lui et de présenter en profondeur certaines de ses pièces. Par exemple, avec Blind, il a expliqué avoir voulu incorporer dans son album Dans ma main un extrait d’un discours fait par l’historien de la nature David Attenborough, mais sans succès. « Il a quand même pris le temps de m’écrire une lettre » pour manifester son refus, dira Blais, un peu badin. 

      Le spectacle a été l’occasion pour le musicien de présenter toute la palette de ses talents : arrangeur, producteur, interprète, musicien, etc. Avec un piano et un ordinateur, il a expliqué avoir voulu reproduire ce qui a été fait en studio, mais avec une production plus aboutie. Il faut dire que le premier album, Il, a été enregistré en une semaine avec les moyens du bord, comme l’explique Blais. 

     La pièce A Heartbeat Away est une pièce qui m’impressionne. De voir l’artiste la jouer en personne ne fait qu’amplifier mon émerveillement devant l’œuvre. La pièce commence tranquillement au piano et les arrangements électroniques embarquent peu-à-peu pour ensuite faire accélérer la mélodie, comme si la musique classique et la musique électronique couraient l’une après l’autre. Voir Blais pincer les cordes d’une main et utiliser le clavier d’une autre est aussi impressionnant. C’est comme si c’était aussi facile, naturel et normal que de se brosser les dents… 

   Les applaudissements nourris donnaient également tout un effet, disciplinés et intenses à la fois. Même si j’ai un peu maugréé sur l’ambiance sonore en début d’article, je dois avouer que dans l’ensemble, c’est un public très attentif et admiratif qui est venu accueillir Jean-Michel Blais.

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