[FESTIVOIX] COMPTE RENDU DE DAVID – 6 JUILLET 2019

crédit photo : Jean-François Desputeaux

Scratchophone Orchestra – Scène Distillerie Wabasso des Voix Jazz – 17 h 45

Habituellement, à part Caravane Palace, lorsque j’écoute une pièce de style électro-swing, j’ai l’impression de retourner en 2005… Donc hier, c’était avec appréhension, mais curiosité et volonté de laisser la chance au coureur, que je suis allé voir le groupe français…

    Évidemment, vous dire que le quatuor réinvente la musique serait vous mentir. Toutefois, la surprise a été agréable… très agréable ! Le volet électronique de sa musique, coordonné par Clément « DJ » Roy, également percussionniste, apporte généralement des sons au goût du jour et diversifiés en plus de permettre de rythmer les mélodies de manière équilibrée.

    Le reste du groupe, mené sur scène par le chanteur et clarinettiste Aurélien Mourocq et accompagné par le violoniste Gabriel Bonnin et le bassiste Armand « Le Baron » Delaval, réussit à évoquer une France et une Europe joyeusement nostalgiques tout en livrant une énergie fraîche. Une énergie qui a rallié une foule qui a occupé toutes les tables disponibles. Petit potin : parlant de Bonnin, dont le violon apporte parfois une touche orientale aux chansons (comme dans Chinese Lady), une spectatrice et amie du blogue a trouvé que Bonnin ressemblait physiquement à Louis-Jean Cormier…

    De son côté, Mourocq combine éraillement et candeur avec sa voix ainsi que nonchalance et folie dans son langage corporel. Il peut autant bouger comme si le diable le possédait que faire la moue en chantant la pomme. On pourrait comparer sa voix à celle de Clemens Rehbein, chanteur de Milky Chance, lorsqu’il va dans le registre aigu.

     Quelques chansons sont à souligner plus particulièrement. D’abord, Sidonie, leur dernier simple sorti en mars dernier, incorpore un son house très entraînant tout en donnant la place à une clarinette en mode jazz faisant presque penser à un saxophone. Ensuite, That Girl se démarque par une production très peaufinée, qui aurait pu faire penser à un travail de studio si on ne tenait pas compte du dynamisme du groupe sur scène. Puis, Dancing White, qui passe du reggae à des sonorités plus « daftpunkiennes ».

      Scratchophone Orchestra mérite qu’on prenne le temps de découvrir son œuvre, qui permet de mettre au goût du jour un style (électro-swing) souvent cheap et produit paresseusement. Sur scène, le talent et l’énergie semblent avoir été payants au FestiVoix, avec une ovation debout bien méritée.

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