Fwonte – Café-bar Zénob – 10 novembre 2018

Samedi soir dernier, le Café-bar Zénob a accueilli l’auteur-compositeur-interprète et producteur montréalais Fwonte. Bien qu’il n’y avait qu’une dizaine de personnes présentes, le succès a quand même été au rendez-vous!

Avant de commencer le spectacle, DJ Sweet La Rock a mis de l’ambiance avec des pièces contemporaines d’artistes venant de partout dans le monde. Les morceaux combinaient sons urbains et locaux comme ceux de l’artiste congolais Hiro ou du DJ colombien Yoko. De quoi oublier la température de m… je veux évidemment dire la température nouvellement hivernale de dehors! Par ailleurs, DJ Sweet La Rock fait partie du duo accompagnant la tête d’affiche ce soir-là, avec James-Matthew Patulli à la batterie.

Parlant de batterie, sa présence apporte un aspect organique se mariant très bien avec les sonorités électroniques entraînantes, gracieuseté de DJ Sweet La Rock. C’est comme si le côté percussif de la batterie emmenait une profondeur au son de sa consœur et c’est comme si celle-ci apportait un certain swag aux rythmes de son confrère. On sent la musique qui fait vibrer le plancher et notre corps.

Quant à Fwonte, tête centrale du trio de la soirée, ce dernier est venu promouvoir les chansons tirées de son plus récent opus, No Wanga 3, ainsi que d’autres chansons de son répertoire. Résultat : il a carrément réussi à mettre le public dans sa poche! Dès les premières notes de Voulez-vous danser, des gens se sont effectivement mis à danser à la demande du chanteur, et ce, sans devoir se faire prier. Sa capacité à transformer le plancher du Zénob en plateforme de discothèque a culminé en fin de spectacle, quand la dizaine de spectateur.ice.s est venue à l’avant pour danser. Je dois dire que c’est bien la première fois à Trois-Rivières que je vois tout un public danser, et ce, peu importe la grosseur de la foule!

Un autre moment marquant du spectacle est lorsque Fwonte rend hommage à ses racines haïtiennes et à sa grand-mère, qui l’a élevé, par le biais de Peyla et Grann, deux chansons plus tranquilles qui allient sons traditionnels, pop et hip-hop. Un moment plus paisible qui s’est accompagné de la pièce Ayibobo, tirée de No Wanga 3.

La tête d’affiche du spectacle se montre non seulement à l’aise avec le public, mais avec son corps aussi. Qu’il saute, bouge du bassin ou encore déploie les bras, on ne peut pas dire que la timide assistance (timide par le nombre seulement) le déboute ou le décourage. Une attitude payante qui, si le bouche-à-oreille s’avère efficace, mériterait à l’artiste une plus grande scène lors d’un éventuel prochain passage à Trois-Rivières.

Parmi les chansons à souligner samedi soir, mentionnons Pale Mal, chanson estivale conçue à l’origine avec DJ Poirier et que l’artiste a offerte une deuxième fois en rappel, Trafik, dont l’intro date un peu mais qui reste quand même diablement efficace, et finalement Marabou, qui « est un mot pour définir la beauté de la femme créole sous toutes ses formes. » Il s’agit d’une pièce qui incorpore autant le présent que les origines, autant le français, l’anglais que le créole, autant le rythme que la sensualité.

Bref, un spectacle dont on ne connaissait pas l’issue, étant donné la faible assistance, mais qui a fini en gros party. Un bon spectacle? « Cri%@ oui! », dirais-je, appuyant ainsi les propos d’une spectatrice.

 

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